dimanche 15 octobre 2017

Bayona sous les flammes et notre bôme brisée


Il faut continuer d’avancer tant que la météo est propice. Direction les iles Cies, des toutes petites iles, réserves d’oiseaux, où nous arrivons dans un brouillard dense. Magnifiques petites montagnes où les oiseaux sont très avenant et Thaïs se fait voler sa madeleine au gouter par un goéland gourmand. Des voyants rouges d’alarme du moteur nous poussent à quitter ce paradis plus vite que prévu pour rejoindre le mouillage de Bayona, près de Vigo.
Très belle rencontres avec un bateau anglais et ses trois filles, exactement du même âge que les nôtres et aussi de Julien, son bateau vert et son chat. Premières pêches de crabes avec notre petit casier. C’est bon ! même si les filles préfèrent jouer avec les crabes et leur donner des petits noms que de les manger. Mais le troisième jour, le casier a disparu !
Mais Vigo, vous en avez entendu parler ? Oui, passage du premier ouragan Ophélia. Tout d’un coup, le soir, une chaleur sèche et intense nous envahit, comme si le bateau était à côté d’un grand feu. Le ciel est orange. Sensation très étrange. Le lendemain, on est cerné par les incendies. Les canadairs prennent de l’eau tout autour de nous, la ville est menacée, déjà des flammes lèchent certains immeubles. Sur une autre colline, toute la forêt est peu à peu dévastée. Tous ces incendies, tout autour de nous, c’est troublant, ça soulève de l’émotion bien qu’on soit bien protégé au milieu de la baie.

A nouveau, il faut partir. Les fenêtres météo sont rares en cette fin de saison et les alizés portugais ne sont pas vraiment établis. Le vent a enfin baissé, trop surement, et la houle des tempêtes et ouragan est encore présente.

On sort de notre belle baie pour 2 petits jours de navigation vers le sud, le long des côtes portugaises. La houle est très forte, trop par rapport au faible vent portant. Nos estomacs sont mal menés. La grand-voile n’est pas assez appuyée par le vent et la nuit, à 1h30, la bôme se casse, net, au niveau de la soudure du hale-bas. Pas de frayeur, tout se fait en douceur. La bôme est fixée sur le pont et heureusement la voile est intacte. On met le moteur, on se déroute vers Porto. Mais vers 3h, les voyants rouges du moteur se rallument. Pourquoi ? On sait déjà que c’est un problème électrique et non mécanique mais par précaution on l’éteint. Le vent gentiment se lève et le génois nous conduit au mouillage dans la baie de Leixoes près de Porto à 13H. Le calme est délicieux ! Superbe accueil du port qui n’a pas de place pour nous mais a un soudeur disponible. Deux jours après, l’ancienne bôme est ressoudée, une nouvelle bôme est commandée à La Rochelle et nous partons deux jours pour une petite découverte du pays portugais en voiture et camping.
Les filles rêvent de camping-car… et choisissent d’aller faire rando et baignades dans les cascades d’un parc naturel.


Porto, où le carrelage n’est pas un mythe, nous séduit avec ses ruelles à flanc de colline.



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